Sécheresse : le plan d’aide agricole pourrait dépasser 1,3 milliard d’euros

Le plan d’urgence destiné aux agriculteurs touchés par la sécheresse et les fortes chaleurs de l’été pourrait finalement dépasser 1,3 milliard d’euros. Invitée sur Sud Radio le 23 septembre 2026, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a également annoncé que les premières aides devraient arriver sur les comptes des exploitants dès le début du mois d’octobre.
Annoncé le 4 septembre, le dispositif gouvernemental vise notamment à soutenir la trésorerie des exploitations les plus fragilisées et à permettre la reprise de la production après une campagne marquée par d’importantes pertes. Le ministère avait alors annoncé un plan de plus d’un milliard d’euros.
Un montant qui pourrait encore augmenter
Alors que l’enveloppe annoncée début septembre atteignait 1,3 milliard d’euros, Annie Genevard a indiqué que ce montant serait « probablement » supérieur. Une enveloppe supplémentaire reste donc à l’étude.
La ministre souhaite surtout accélérer le déploiement des mesures déjà annoncées. Elle a demandé à son administration de réduire les délais, notamment concernant les aides liées au gazole non routier (GNR). Selon elle, les premiers versements doivent intervenir dès le début du mois d’octobre. Le montant définitif devra toutefois tenir compte des remontées du terrain et des différents dispositifs mobilisables.
Des aides pour soutenir la trésorerie des exploitations
Le plan d’urgence poursuit deux objectifs :
- faire face aux pertes subies pendant l’été
- permettre aux exploitations de redémarrer leur activité
Le dispositif annoncé par le gouvernement prévoit notamment des mesures destinées à alléger les charges et à faciliter l’achat des intrants nécessaires à la prochaine campagne. Le ministère évoque notamment les fourrages, les semences et les plants.
Annie Genevard a également évoqué la prise en charge d’une partie des cotisations sociales ainsi que la mise à disposition des territoires d’un fonds destiné notamment à financer l’achat de semences. L’objectif est ainsi d’éviter que les pertes de la campagne 2026 ne compromettent la capacité des agriculteurs à préparer la suivante.
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L’État ne prendra pas en charge l’intégralité des pertes
La ministre rappelle toutefois que le dispositif ne vise pas à compenser la totalité des pertes de production. Les exploitations pourront également compter sur d’autres leviers, notamment les assurances, les banques et les collectivités territoriales. Le gouvernement entend ainsi combiner plusieurs sources de soutien en fonction de la situation de chaque exploitation.
Cette approche intervient alors que certaines filières font état de pertes particulièrement importantes après les épisodes de sécheresse et de chaleur. Le montant exact des dégâts reste toutefois dépendant des évaluations réalisées sur le terrain.
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Le stockage de l’eau au cœur des enjeux
Au-delà de l’aide financière immédiate, la sécheresse remet une nouvelle fois la question de la gestion et du stockage de l’eau agricole au premier plan.
La ministre estime que les territoires doivent développer des solutions permettant de stocker l’eau lorsqu’elle est disponible, tout en les adaptant aux caractéristiques hydrologiques locales. Elle cite notamment différentes possibilités : réserves, réutilisation des eaux usées ou réhabilitation d’ouvrages existants.
Le gouvernement souhaite également poursuivre le développement du stockage de l’eau agricole dans le cadre des mesures d’adaptation au changement climatique. Le plan présenté en septembre prévoit notamment de renforcer les moyens consacrés à la résilience des exploitations.
Vers un plan de relance après l’urgence
Pour Annie Genevard, les aides d’urgence ne constituent qu’une première étape. La ministre évoque désormais la préparation d’un plan de relance agricole, destiné à accompagner la reprise de la production dans la durée. Ce dispositif est encore à l’étude.
Dans l’immédiat, l’enjeu est donc de faire parvenir rapidement les premières aides aux exploitations touchées. Les prochaines semaines permettront également de préciser le montant définitif du plan et les mesures supplémentaires qui pourraient être mobilisées.
Après un été marqué par la sécheresse et les fortes chaleurs, le soutien de la trésorerie et la capacité des exploitations à préparer la prochaine campagne restent ainsi au cœur des préoccupations du secteur agricole.


